michel castanéiculteur

Il y a meilleur mais pas sur Terre !

Fermez les yeux, imaginez vous sur des routes de montagnes françaises avec comme plafond le ciel et la cimes des sapins et des châtaigniers qui défilent. Le soleil a déjà bien amorcé sa descente et vous empruntez une petite route sur la droite. Au fur et à mesure de la montée, le paysage a évolué et fait place aux arbres fruitiers, aux châtaigniers et aux enfants du village qui s’amusent dans les pentes abruptes. On y est, on est chez Michel (le père), Martine (la mère) et Aurélien (le fils).

On se rapproche de cette ferme imposante et on découvre le cœur du domaine avec une grande place comme si on était dans la cour d’un château. Pour le coup, il n’y a pas de donjon mais plutôt une magnifique maison en pierre avec une belle terrasse pour pouvoir se reposer surplombant le village de Lamastre d’un côté et la vallée de la Drôme de l’autre. C’est magnifique, c’est magique ! Michel arrive avec sa moto tout terrain et nous accueille avec un large sourire. Il vient de faire le tour de ses châtaigniers et de ses arbres fruitiers avant de finir sa journée.

Il est 19h et la lumière du printemps nous propulse dans une atmosphère très paisible tandis que notre hôte nous offre un jus tout en nous parlant de sa journée. Ici on prend le temps et Michel nous le rappel. Nous qui pensions gênés à cette heure-ci et bien que nenni. Rien ne presse alors on a pris nos aises, on s’est senti comme à la maison ou dans sa maison de campagne des très bons amis.

Bon c’est pas le tout mais il faut qu’on vous raconte un peu plus.

Michel castanéiculteur en Ardèche et sa famille

Une famille à la force tranquille.

Castanéiculteurs depuis plus de 7 générations, c’est au cœur de l’Ardèche que cette exploitation familiale cultive et transforme les fruits de montagne avec un amour particulier pour la Châtaigne d’Ardèche AOP.

Depuis Althanase, l’arrière-grand-père de Michel, que débute l’exploitation des châtaigneraies et continue l’élevage de vers à soie (sériciculture). A la sortie de la Grande Guerre, le grand-père de Michel, Henri, épouse Maria et s’installe sur les terres de sa belle. Il décide de créer les premiers plants de châtaignier de la variété « Bouche de Bacon » grâce à des greffons de châtaigniers (morceaux d’arbres qui sont greffés à des châtaigniers existants. Après plusieurs années, le fils Louis reprend le domaine et agrandit l’étable pour les vaches laitières (en vogue à ce moment) et construit une chèvrerie (actuel magasin où nous avons été accueillis). L’élevage étant la nouvelle tendance de l’époque, il approvisionne les villages aux alentours en lait cru. C’est alors que tout dégringole lorsque les châtaigniers sont atteints par l’endocia, un champignon qui détruit un tiers des arbres du domaine.

Famille toujours persévérante, c’est en 1980 que Michel reprend la partie fruitière de la ferme, l’élevage est repris par sa sœur et Martine, épouse de Michel, reprend une exploitation de châtaigniers tout proche. Michel et Martine s’attèlent à remettre en état les domaines fruitiers en réalisant de nouvelles plantations (variétés plus résistantes), rénovant ce qui pouvait l’être et modernisant la châtaigneraie existante.

Après avoir bien relancé la ferme, en 1997 ils décident de réaliser uniquement de la transformation de leurs productions et stop la vente en gros. Le domaine reprend des couleurs et s’agrandit avec l’intégration du fils en 2009. En 2013, tout s’écroule à nouveau. Le feu ravage tout l’atelier de transformation aIors qu’ils étaient tous à une fête de famille. Coup très dur pour le domaine et la famille. Ils ne baissent pas les bras et 6 mois plus tard l’atelier est reconstruit et amélioré.

Un savoir-faire  familial depuis 7 génération

Autonomie centrée sur la qualité

La ferme du châtaignier est maintenant une exploitation qui s’étend sur 25 ha de châtaigniers, 4 ha de vergers, avec 50 brebis, 100 ruches et quelques porcs, le tout en Agriculture Biologique. Les brebis entretiennent les pentes de l’exploitation en dégustant tout ce qu’elles trouvent bon, les abeilles pour la pollinisation et les porcs pour la valorisation des déchets d’épluchages et de transformation.

Waouh ! Ils ont pensé à tout pour être autonome et tracer leur route en évitant les embuches. Ils ont même une petite scierie pour l’auto-construction de nos bâtiments. Aujourd’hui greffé sur un magasin de producteurs, ils y proposent 65 spécialités issues à 100% de leur ferme et 100% Bio : châtaignes sous vide, farine de châtaigne, diverses crèmes et confitures de châtaigne, confitures de fruits, sirops de châtaigne, châtaignes confites et châtaignes glacées (ne dites pas à Michel marrons glacés), des soupes, purées de fruits et de légumes, des pâtés et des jus. Pour la fabrication de leurs produits, ils utilisent uniquement du sucre de canne issue de l’agriculture biologique.

Sur place, à la ferme, vous pouvez aussi déguster des pâtisseries et des crèmes à base de châtaignes. Attention à l’addiction, elles sont à tomber par terre.

On ne peut pas repartir de chez Michel, Martine et Aurélien, on y est trop bien donc on ne vous dira pas combien de temps on y est resté, en tout cas assez pour goûter tous les produits de la ferme. Dans ce domaine on est juste là pour passer des moments de qualité et de partage autour des arbres fruitiers mais aussi autour de la vie tout simplement.

Châtaignes, crèmes de châtaigne... des produits délicieux

Découvrez ses produits

Et pourquoi pas passer dans le coin ?

Lamastre compte moins de 400 âmes. Ce petit village est niché en plein cœur de l’Ardèche sur la route pour monter sur le plateau d’Haute-Loire ou descendre dans la vallée drômoise. Les alentours sont riches de grandes forêts de sapins et châtaigniers mais aussi en rivières, un très bon terrain de jeux pour tous les amateurs de balades et de randonnées. En Automne, les forêts sont remplies de cèpes, de girolles et de pied de moutons qui sont cuisinés à merveilles par les petits bistrots du coin. Par contre, on ne quitte pas le pays sans avoir dégusté une bonne assiette de charcuterie accompagnée de petite salade et d’une crique (galette de pomme de terre râpées), une petite tome de chèvre et enfin pour le dessert une tarte aux fruits et un moelleux à la châtaigne, et pour finir une liqueur de verveine. Voici pour le côté touristique de la région.

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