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Capitale du Sauciflard !

On vous prévient, on est allé chercher un charcutier et sa bande dans la capitale du saucisson !

Pourtant… niché à 1200 mètres d’altitude, le village ardéchois n’a rien de notre capitale française mais plutôt d’un petit village ! On aime tellement ça !

Mais en regardant d’un peu plus loin, on se rend compte que la cité, aux portes de l’Auvergne, est un vrai carrefour entre Ardèche, Lozère et Haute-Loire. Trois noms qui en disent long sur la charcuterie et les bons produits…

Lanarce capitale du saucisson

Située entre Montélimar (26) et le Puy-en-Velay (43), sur une des routes les plus usées par les motards à la belle saison, Julien et Amandine accueillent les habitués fidèles et les touristes trop gourmands toute l’année. On vous laisse essayer de les atteindre l’hiver en mode expédition alpine. Mais leurs produits seront toujours disponible pour vous, on déplacera les montagnes, on attellera les chiens de traîneaux, on ira en Montgolfière ou encore en mode Force spéciale pour ne pas vous faire passer à côté de leurs produits. 

Ouverte depuis 1976, la charcuterie, comme sortie d’une autre époque nous impose le respect. Avant Julien c’était son patron Noël qui a fait d’une vieille ferme en pierre une institution des produits artisanaux. Le nouveau patron a repris et le résultat est toujours aussi bon. Tant d’engagement pour la qualité du produit et la passion du cochon à travers les années, ça relèverait presque du sacré. 

Julien et Amandine

Quand on les a rencontré, on s’est senti hyper à l’aise et comme à la maison, c’est leur style et ça nous a bien plu. Pourtant très occupés, ils se sont rendu gentiment disponibles pour nous faire découvrir leur trésor. 

Tout d'abord l’atelier... Véritable petite fabrique artisanal où tout est fait à la main par une poignée de charcutiers. “On a fait 100 caillettes, des saucissons et quelques plats cuisinés ce matin” nous dit Julien tout en réceptionnant la viande pour faire les saucisses, saucisses sèches et saucissons ce Lundi. On est ensuite allé dans l’atelier de fabrication, “Alors pour les caillettes, on a fait nos préparations celles aux choux et celles aux herbes, on s’est mis autour de la table tous les 4, on a étendu la crépine (c’est ce qui sert de base pour faire les caillettes) et on s’est mis à les garnir. On laisse reposer et après on les fait cuire” nous dit Julien. Il est clair, direct et on croirait même que c’est super simple, l’identité d’un passionné quoi!

Avant de vous parler des autres produits, on passe à la boutique… Une véritable caverne d’Ali Baba. Pour décrire rapidement c’est le genre d’endroit où vous vous imaginez volontiers bloqué toute une nuit ou même en cas de fin du monde ! Vous n’avez même pas commencé à goûter ni même sentir les produits que vous savez déjà qu’il va être difficile de rester raisonnable pour ne pas tout embarquer. Imaginez deux enfants dans un Legoland la veille de Noël… Et bien là c’était pareil.

Il y a beaucoup de travail, de la passion, mais, Julien nous révèle le secret de leur succès : « Surtout… on ne change rien ! ». En effet, l’institution semble retenir ses orfèvres qui sont totalement dévoués aux recettes et savoir-faire ancestraux.

Assez parlé… « A table » !

 

Au royaume du saucisson et de la saucisse sèche…

Auprès des gourmands, la Maison bénéficie d’une réputation qui dépasse le village. Et la notoriété n’est pas volée. Leur saucisson et leurs saucisses sèches raflent les médailles des concours depuis trop de temps au goût des autres participants. Elles sont minutieusement préparée avec des morceaux frais de porc du plateau et de boyaux naturels. Leurs formes, leurs séchages juste à point, et leurs goûts inégalables en font le best-seller de la charcuterie !

Ils font certaines saucisses sèches avec des ingrédients supplémentaires tels que la châtaigne, le fromage de chèvre, la noix, le roquefort et bien d’autres. Ces ingrédients sont soigneusement sélectionnés chez des producteurs aux alentours (la preuve que Julien a encore du temps dans son planning). 

 

… le Jésus est roi !

Le Jésus traditionnel, véritable institution ardéchoise, a quant à lui récemment remporté le 1er Prix d’Excellence. C’est un beau saucisson de montagne d’au moins 800 g. Tous les Jésus ont des formes et des poids différents pouvant aller jusqu’à 2 Kg. Pour vous, Julien nous sélectionne uniquement les plus gros, parce que quand on aime on ne compte pas ! Et on aime passionnément ! Ce n’est pas le patron qui dirait le contraire. Même s’ils bichonnent toutes ses salaisons, il aime tellement le Jésus qu’il en a fait son affaire personnelle.

Jésus le roi des saucissons

A la base, vous prenez les même bons ingrédients que pour la saucisse sèche, de l’épaule, du jambon et de la poitrine de porc frais du plateau. C’est après que l’artiste rentre en scène. La viande est dénervée à la main ! (Oui à la main !). La viande est ensuite hachée et assaisonnée. Enfin, elle est mélangée, puis, embossée dans le boyau naturel. Ce dernier est unique à chaque cochon. Pour terminer, le Jésus est mis dans un filet dans lequel il va pouvoir sécher entre 3 et 6 mois en fonction de la saison. Ce séchage va lui conférer un goût inégalable les amis.

Fabrication des saucissons, des terrines et des caillettes à la main

 

On n’oublie pas les pâtés, terrines et plats cuisinés.

Humm que c’est bon de retrouver de la qualité dans l’assiette. Pour le pâté et la terrine, vous oubliez la composition habituelle 20% viandes, 80% gras. Ici ils sont tout simplement dingue et vous dégustez une viande de qualité!

Pour les plats cuisinés, quand on les a goûté ça nous a fait penser à des plats de nos mamies et comme elles disent tous “plus tu fais mijoté, plus c’est bon”. Là Julien et son équipe les font mijotés à la merveille.

 

Et enfin les ingrédients et l’origine.

Tous les produits utilisés par Julien viennent des alentours, Ardèche, Lozère et Haute-Loire. Il choisit ses viandes selon les méthodes d’élevage et l’alimentation, pour lui il faut des bêtes en plein air nourries avec du foins ou des céréales de qualité. Ses ingrédients Julien va directement les chercher, comme débattre le prix des champignon aux foires locales, se procurer les lentilles produites par la voisine à quelques kilomètres, et ainsi de suite pour tous les autres ingrédients.

Des ingrédients de la région

 

Y a plus qu’à...

Si comme nous vous avez la bouche sèche, que vous n’êtes pas bien dans votre assiette et que vous êtes en train de vous demander quand est-ce que vous allez bien pouvoir prendre un billet pour Lanarce… C’est alors qu’on raconte bien les choses comme on les a vécus. 

Avant d’aller voir nos amis du côté des plateaux ardéchois, ils seront ravis de vous faire goûter les produits qu’ils nous ont mis de côté pour vous.

 

Découvrez SES PRODUITS

 

Et pourquoi pas passer dans le coin ?

Lanarce compte moins de 200 âmes. Ce petit village est niché sur le plateau ardéchois sur la route entre Montélimar et le Puy-en-Velay. Les alentours sont riches en forêts de sapins mais aussi en tourbières accrochées aux anciens volcans, un très bon terrain de jeux pour tous les amateurs de balades. Les pêcheurs de truites ne seront pas en reste puisque l’Espezonnette, la rivière qui coule au pied du village regorge de truites. Voici pour le côté touristique de la région. Mais nous, nous sommes venus voir les trésors de la charcuterie de Julien et Amandine.

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